Blog de l'association "Union Fédérale des Consommateurs-Que Choisir de Corse "
7 Juin 2010
Ci-après le courrier adressé aux parlementaires - députés et sénateurs - de la Région:
Ajaccio, le 20 mai 2010
Monsieur le député/sénateur,
Dans le cadre du combat pour la réduction de la consommation énergétique des Français et alors que les dépenses électriques liées à l’électroménager ont doublé en vingt ans, l’UFC-Que Choisir de la Corse du Sud/a mené, au mois de mars 2010, une enquête relative à l’existence ou non d’une incitation des consommateurs à acquérir des appareils électriques peu énergivores.
Les résultats de cette enquête sont sans appel. En effet, l’association UFC-Que Choisir de la Corse du sud a constaté que les appareils les plus performants étaient absents des rayons. Pour les réfrigérateurs, aucun produit de classe A++ n’a été trouvé. Pour les sèche-linges, même constat : seulement 1 produit de classe A a été trouvé. De plus, l’étiquetage énergétique n’est plus adapté : les classes les plus consommatrices ne figurent plus en magasin mais apparaissent toujours sur l’échelle des étiquettes, ce qui pose un problème d’information du consommateur. Force est surtout de constater que l’économie d’énergie est onéreuse: les prix augmentent significativement avec la classe énergétique, le surcoût entre deux classes étant particulièrement important ( par exemple, 163 euros entre un réfrigérateur de classe A et de classe A+). Le surcoût est tel qu’il n’est d’ailleurs pas compensé par l’allègement attendu de la facture électrique sur dix ans.
Il importe donc de réagir contre ce phénomène en étendant à tout l’électroménager le dispositif du bonus-malus, système qui a déjà fait ses preuves dans le secteur automobile. C’est pourquoi je me permets de vous faire parvenir une proposition de Question Ecrite dans ce sens, qui permettrait d’interpeler le ministre de l'Ecologie, de l'Energie, du Développement durable et de la Mer sur cette question essentielle.
Je vous en souhaite bonne réception, et me tiens à votre disposition pour vous fournir davantage de précisions sur ce dossier.
Je vous prie de croire, monsieur le député/sénateur, à l’assurance de ma haute considération.